jeudi, avril 26, 2007

... screugneugneugneugneu


Ce matin, au moment de partir (vous savez ce moment délicieux où y'en a toujours un ou deux pour pas être chaussés, ni coiffés, ni débarbouillés, où on nous annonce qu'il y a sport, où un renverse son biberon sur sa tête, où le téléphone sonne...), donc je m'apprête à partir et là, misère de misère : où sont les clés ? (énorme trousseau de clés de la maison, du lycée, de la voiture) mais où sont-elles, poussez-vous j'ai pas mes clés, le Monstre a dû les planquer, sortez, non rentrez, non je n'ai pas le temps de te faire une tresse, non je ne sais pas si François Hollande sera premier ministre, non je n'ai pas voté De Gaulle et non j'étais pas née en 44 donc j'ai toujours connu le droit de vote des femmes, non tu ne vas pas te rouler dans l'herbe, bon sang, aidez-moi à trouver ces fichues clés on est en retard !!! On cherche. Ulysse tente l'intimidation : "Gaspard, où sont les clés ? Où as-tu mis les clés ?", sous la torture le coupable répond inlassablement "da, da" en montrant tout et n'importe quoi, leur soeur chante, ce qui améliore la situation... Et moi je me remémore la scène de la veille : rentrés du parc un peu tard, le dîner que je prépare tout en sortant les poubelles, prise d'une frénésie ménagère (épisodes pourtant rares chez moi) le placard à poubelles que je vide et nettoie, et l'autre neuneu à couches qui me tourne autour, puis les poubelles que j'ai consciencieusement et exceptionnellement, le bon soir, sorties dans la rue...

Heureusement je n'ai cours que cet après-midi, je comptais juste faire des courses, des photocopies, aller bosser au CDI.

Bon, on file ou vous serez en retard. J'ai un double de la maison, je peux en sortir et la refermer, allez, tous dehors, prenez vos sacs, on y va. Vite une poussette pour pouvoir courir et déposer le Coupable chez sa nounou, où sa chance de survie pour la matinée est bien plus grande qu'avec sa mère prête à l'étrangler. Une poussette... ah mais les deux sont dans la voiture, fermée à clés, le double est dans la poche de mon cher et tendre qui est à l'autre bout de la France, bien tranquille en train de travailler sereinement.

On part en courant (heureusement que le Coupable marche très bien et vite)... et il se met à pleuvoir. Je me dis que ce n'est pas grave, que je vais me faire déposer chez la nounou puis à la maison par NdeB, la célèbre fée marraine de Rachtoque dont le fils vient de faire sa rentrée à l'école des enfants (ou l'école des sorciers puisqu'il a déjà traité sa maîtresse de sorcière !) Et là mon téléphone sonne de nouveau : c'est justement NdeB : "TT je suis en panne devant chez moi, ma batterie est à plat..." !!! Voyez jusqu'où va l'amitié... Inutile de vous dire que nous n'avons été d'aucune aide l'une pour l'autre...

J'ai déposé les grands, j'ai réussi à réfréner mes pulsions meurtrières envers Gaspard qui est arrivé sain et sauf (et pas trop trempé grâce à un copain qui a eu pitié et nous a emmené en voiture) chez sa nounou.

Je suis arrivée, moi, trempée à la maison (en petite tenue d'été et de boulot, très adaptée chaussures à talons jolie veste légère, et en crise d'asthme pour avoir couru, m'être énervée).

J'ai pris un café, me suis organisée pour me faire prêter une voiture pour aller au boulot, et puis... et puis j'ai décidé de faire un à un les endroits préférés du morveux Coupable. Après le placard à poubelles et les toilettes, le placard à petit déj... et... derrière la boîte de Nesquik (quasiment vide, remember mercredi dernier, l'adorable poupon était allé la chercher pour la secouer au milieu du salon et au dessus de sa tête, se délectant, nez vers le ciel et langue tendue, de ce délicieux nuage de chocolat en poudre...), mon trousseau, ma liberté !!!


Faisez l'amour mais pas d'enfants !

(et votez Ségo)

8 commentaires:

Marie a dit…

Même pas dans la poubelle exceptionnellement sortie et ramassée? ça aurait pu être pire en fait!

Na a dit…

Ah oui, bien vu, Marie !!
moi, cet épisode me rappelle la fois où j'ai retrouvé, trois jours plus tard, mon téléphone portable tout au fond d'un bac à jouets de P. Il l'avait caché, oui, mais il avait pris soin de l'éteindre avant pour ne pas qu'il sonne, bien sûr !!

TT, j'ignorais qu'au moment où je t'ai appelée la situation était si critique !!! j'aurais raccroché plus tôt au lieu de te raconter ma vie ;-)

so a dit…

Ah lala ... moi une fois j'avais perdu mes clés. j'ai pas pu aller travailer, j'ai accusé le pingouin en chef de les avoir gardées dnas sa poche, j'ai dérangé une collègue et la voisine pour aller chercher mes enfants à l'école et pour finir j'ai retrouvé les clés dans le vide poche de la cathomobile ...
la honte !

les triplette de saint benoit a dit…

c'est délicieux à lire, comme une petite nouvelle pleine de rebondissements et d'émotions mais difficile à imaginer pour la maniaque que je suis. les filles jouent avec mon trousseau de clés, uniquement dans les lieux critiques : salle d'attente silencieuse, caisse de supermarché très longue, donc ça reste un jouet précieux.
la scène d'horreur pour moi, Pauline ou Louise se poudrant la tête de chocolat, bouche ouverte et langue tendue

pour en revenir à ma venue ici, j'ai acheté des lunettes de soleil très fun à H&M, sur tes précieux conseils, pas cher et très tendance.
je grignote des pipas dans les rares pauses que je m'accorde le soir avant de venir me régaler de tes billets d'humeur qui sont trop rares.
je me suis permis de te copier encore une fois.

amicalement
mina

et c'est promis, je ne coupe plus les cheveux de mes filles, elles iront chez un coifeur professionnel

je viens de comprendre a dit…

En fait c'était juste pour nous raconter que t'avais sorti les poubelles!!!

Nb: ma dernière en date suspecter mes invité(e)s d'être repartis avec mes clés alors qu'elles étaient dans la poche de la veste de Gab... Même pas honte.

hélène de Mayotte a dit…

Plusieurs éléments m'interpellent:
- ce Gaspard manquait au tableau des Toqués; on a hâte de le voir
- envisage les épisodes de rangement plus souvent
- tu mets des chaussures à talons?

PS: le 11 mai approche...

ccxp&co a dit…

Alors, moi, c'est mon mari... à lépoque c'était mon nouveau petit copain. il habitait dans une petite chambre du 15ème arrondissement avec toilette et salle de bain sur le palier.
Un matin, je me suis levée pour partir travailler, tour Montparnasse... lui, quelques heures après, comme tout bon étudiant, s'est levé, s'est mis en caleçon, à enfiler ses pantoufles, pris sa serviette de toilette et est parti se doucher... sans ses clés....
Après sa douche.... et avec un début de grippe... il a donc traverser le parking de la rue de Javel, a sonné chez le concierge (en caleçon, charentaises et serviette de toilette mouillée) et m'a fait appelé... au boulot (ca tombait bien... je venais de commencer depuis 2 mois ce boulot, mon premier boulot... et il a fallu que j'explique à mon patron que mon petit copain en date m'attendait sagement, à moitié à poil, malade chez la voisine !!!!
Tout s'est bien fini... j'ai sauté dans un taxi et je l'ai délivré du froid parisien...
Ah ce Xabi !!!!

Une famille de Toqués a dit…

C'était la bohème : les chambres de bonne, les téléphones avec fil, les maris qui n'étaient pas nos maris...

Hélène, pour une fois j'y pensais justement mais merci de veiller ! Je vous embrasse tous, l'été se rapproche aussi et on s'en réjouit.